Le tourisme à Ardres

Le tourisme à Ardres

C’est vers 928 qu’il faut reporter l’origine de notre ville. En ce temps-là, le chemin qui conduisait de Saint-Omer à Guînes côtoyait une petite éminence sablonneuse où les bergers des alentours menaient paître leurs troupeaux, et au sommet de laquelle se trouvait un cabaret. Les voyageurs venaient y boire la liqueur de Cérès, la cervoise, autrement dit la « bière ». Cet endroit s’appelait Arde. « ARDE » dans le langage du pays veut dire « pâture ».

 

L’emplacement propice de ce lieu sec et élevé, d’où la vue s’étendait au loin sur les marais au-delà desquels on apercevait le donjon du château de Selnesse, l’avantage d’un chemin très fréquenté « la Chaussée de Leulène », tout prédisposait en faveur d’un site aussi agréable.

 

Alors quelques habitants vinrent se joindre au cabaret isolé, et la petite agglomération s’accrut de jour en jour et attira l’attention des seigneurs de Selnesse, au XIè siècle. Le château de Selnesse s’élevait à Bois-en-Ardres. Les seigneurs de Selnesse démolirent leur château et vinrent habiter à Ardres.

 

Ardres (de Arde : Terre ferme, pâturage), sa colline sablonneuse à 1 500 m. de la voie romaine dite « Leulène », incite au XIè siècle, le Sire de Selnesse, Arnoul 1er l’Avoué, baron du Comté de Guînes, à y ériger la Motte et le Donjon d’Ardres.

 

La ville, fortifiée, devient chef-lieu d’une des quatre châtellenies du Comté de Guînes. Les Seigneurs d’Ardres, à l’aigle noir bicéphale, s’illustrent à Hastings, aux Croisades, à Bouvines en 1214.

Jean II le Bon réunit Guînes et Ardres à la Couronne et à l’Artois en 1350.

Occupée seulement dix-sept ans par les Anglais, Ardres devient Capitale de l’Ardrésis ou « Pays Conquis » (sur les Anglais en 1377) ; Gouvernement ou Bailliage d’Ardres formé de 19 paroisses relevant plus tard de la Picardie (1377-1790).

Une première et fastueuse entrevue se tint à mi-chemin d’Ardres et Guînes en 1396 entre les rois Anglais et Français (Richard II et Charles VI) pour le mariage de Richard et d’Isabelle de France.

Un moment cédée à la Bourgogne, la ville fait retour à la France à la Paix d’Arras (1482). Louis XI concède le pays au Grand Bâtard Antoine de Bourgogne, lequel édifie la Tour de l’Eglise (1503), la Chapelle St-Louis de Guémy et la Collégiale de Tournehem.

En 1520, c’est le célèbre Camp du Drap d’Or (1er au 24 Juin) François 1er séjourne dans notre cité à laquelle il confère en cette occasion sa devise bien mérité « BRAVE ET FIDELE » et les trois lis d’or de France sur chef d’azur. Jusqu’à la reprise de Calais (1558) Ardres demeure entre les possessions anglaises au nord, impériales au sud, la citadelle avancée du royaume.

Le 7 Juin 1546, le Traité d’Ardres clôt les guerres entre François 1er et Henri VIII d’Angleterre.Sous Henri IV, par un siège célèbre (1596), l’Archiduc Albert d’Autriche s’empare d’Ardres, rendue par l’Espagne au Traité de Vervins (1598).

Sous Louis XIV, durant la Fronde (1653), Ardres s’illustre par la répression de la Révolte des Rambures ; c’est l’épisode glorieux de Françoise dite « La Belle Roze » et la mort héroïque de Tassencourt, tué en défendant la ville.

En 1657, le Grand Condé échoue devant Ardres défendue par de Rouville, Blaise de St-Just et le célèbre d’Artagnan. Visitée deux fois par le Roi-Soleil, fortifiée par Vauban, Ardres voit, au XVIIIè siècle, se clore l’ère de ses exploits guerriers.

 

L’évolution du nombre d’habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l’Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d’information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d’une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.

 

Patrimoine commémoratif

  • Le monument aux morts d’Ardres, commémorant les guerres de 1914-1918 et 193919-45.
  • Le monument aux morts de Bois-en-Ardres commémorant les guerres de 1914-1918 et 1939-1945.
  • La plaque commémorative de 1914-1918 dans l’église d’Ardres.
  • Au cimetière d’Ardres, une dizaine de tombes de guerre de la Commonwealth War Graves Commission
  • Au cimetière d’Ardres, le mémiorial de six soldats anglais disparus.
  • Le Buste-mémorial du général Saint-Just à Ardres et la Croix-mémorial du général Saint-Just à Pont-d’Ardres

 

Monuments historiques

  • Église Notre-Dame-de-Grâces (2009).
  • L’église Notre-Dame de Grâces et Saint-Omer fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 197432. La cloche est Monument Historique à titre d’objet. Les vitraux du XIXe siècle sont des verriers F. Hirsch, Lévèque et Roussel et un orgue de 1876 est du facteur d’orgue Frédéric Haerpfer.
  • L’ancienne chapelle des Carmes fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1974.
  • Le Bastion Condette, aussi dénommé Bastion royal, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 octobre 2003.
  • Les silos à blé dénommés Les Poires font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 28 octobre 2003.

 

Côté souterrain, Ardres n’est pas en manque

(greniers à blé et souterrains du Bastion Royal) qui témoignent du passé militaire de cette petite ville qui au 16ème siècle vit au rythme des rivalités Françaises, Anglaises et Espagnoles. François 1er y séjourna, Senlecq (inventeur du Télectroscope, un des pères fondateurs de la télévision ) , y vécut et d’Artagnan aurait foulé son sol.

 

 

Une bouffée d’air frais à la campagne

Situé dans l’arrière-pays du calaisis, le lac d’Ardres est l’endroit idéal pour les familles et les amoureux de la nature. Pratiquer une multitude d’activités de plein air en un seul et même endroit !

Une journée dédiée au sport et à la détente

 

Il n’y a pas un lac, mais trois lacs !

  • Le grand lac où sont pratiquées les activités nautiques
  • Le Palentin, avec sa Base Municipale de loisirs
  • Le vivier où se trouvent des hutteaux, petits abris de chasse en bordure des étangs (ce mode de chasse est traditionnel dans la région).

 

Eurolac

Parc de loisirs donnant sur le grand lac (64 hectares) proposant des activités pour enfants : bateaux électriques (reconstitution de ferry ou chalutier), girafe gonflable, parcours safari, bateaux à pédaliers…

Le site propose également une restauration : spécialités de poissons d’eau douce, restauration rapide, glaces…

 

La Frégate

Profitez des locations de pédalos et de bateaux à moteur sans permis pour une balade sympathique sur le grand lac.

La frégate propose également, le midi et le soir, une cuisine traditionnelle régionale : potjevleesch maison, moules marinières… ainsi que d’excellentes crêpes et glaces.

 

La Base Municipale de Loisirs

Situé sur le « Palentin », la Base Municipale de Loisirs propose diverses activités nautiques. Locations, cours particuliers, stages sont possibles pour vous initier ou vous perfectionner en canoë-kayak, paddle, planches à voile…

L’encadrement des activités se fait par des moniteurs diplômés.

A noter, qu’il est possible de réserver la base pour une journée (familles, séminaires, associations…).

 

Les rives dégagées des lacs d’Ardres permettent également de pêcher, de se promener en toute tranquillité, notamment le weekend puisque la circulation y est restreinte.

Au cours de votre promenade, vous pourrez observer des canards colverts, des poules d’eau, des hérons cendrés…

Pour terminer votre journée, nous vous conseillons de vous installer confortablement en terrasse pour boire un verre, ou déguster une glace !

 

Edmond